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Né le 22 juin 1932 à
La Talaudière, mort le 22 mars 1990

Maurice Fleuret était un compositeur, journaliste et organisateur de festivals de musique contemporaine en France. Un passionné de la musique

Originaire du département de
la Loire, Maurice Fleuret suit des études à l’École normale d’instituteurs de Montbrison. Mais sa passion pour la musique et les humanités est trop forte et, en 1952, il monte à Paris suivre les cours de Norbert Dufourcq et d’Olivier Messiaen au Conservatoire.
A sa sortie en 1956, son désir de faire partager sa passion et sa formation pédagogique l’amènent à donner des conférences aux Jeunesses musicales de France. Il compose alors des musiques de film et de scène tout en collaborant au journal Combat, au Guide du concert et au Journal musical français. En 1961, il devient le critique musical attitré de France Observateur. Proche de Boulez, il s’oppose avec force aux compositeurs institutionnels de l’époque tels que Marcel Landowski.

Iconoclaste, il ne voulait pas faire les choses comme les autres.

Obsédé par le souci « de faire comprendre la musique contemporaine », il amorce sa collaboration au Nouvel Observateur en précisant d’emblée qu’il ne s’y fera pas l’écho « des concerts qui font entendre à longueur de soirées les trois B : Brahms, Bach, Beethoven ». Il souhaite « créer une nouvelle critique musicale, une chronique d’initiation à la musique contemporaine et non de compte-rendu » qui pourrait braquer « tout le monde contre ».

Ses articles auront « un grand retentissement à l’étranger comme en France», mais il ne peut se contenter de critiquer les idées des autres sans essayer de réaliser les siennes. En 1967, il décide d’abandonner ses conférences pour se consacrer à faire pénétrer la musique dans de nouveaux milieux. De 1967 à 1974, il organise ainsi les Journées de musique contemporaine de Paris, où il rassemble quelque vingt mille personnes dans des cycles consacrés à Luciano Berio, Pierre Boulez ou Pierre Henry. Il mène avec le même succès des entreprises aussi différentes et originales que le Festival Stockhausen de Chiraz-Persépolis en 1972 ou le Festival Xenakis de Bonn en 1974. Producteur à partir de 1974 d’un magazine hebdomadaire dénommé « Evénements-Musique » à la radio, il abandonne trois ans plus tard ses responsabilités au Musée d’art moderne de
la Ville de Paris – qu’il occupait depuis 1967 – pour se consacrer au Festival de Lille où Pierre Mauroy vient d’être élu. S’y faisant apprécier, il est ainsi nommé sous le gouvernement de ce dernier en novembre 1981, au poste de directeur de la musique et de la danse au ministère de
la Culture.

Ironie du sort, il décède le lendemain de la 9ème édition de
la Fête internationale de la musique.
Sous la direction de Jack Lang, il impulse la création de
la Fête de la musique, l’augmentation des subventions en tout genre ou la construction de l’Opéra Bastille ou de
la Cité de la musique de
la Villette. Il quitte ses fonctions quelque temps après le retour de la droite au pouvoir en septembre 1986, et refusera obstinément de reprendre le poste de directeur de la musique, préfèrant alors s’occuper de
la Bibliothèque musicale Gustav-Mahler qu’il a fondée en 1986 avec Henry-Louis de
La Grange à partir de leurs collections personnelles. Il en fait la première bibliothèque musicale privée de France avec vingt mille volumes, neuf mille partitions, deux mille cinq cents dossiers de compositeurs et artistes contemporains, quarante mille disques, et surtout des archives rassemblant quantité de fonds inestimables et inédits sur la musique depuis un siècle et demi, enrichies sans cesse de nouveaux dons. Il meurt le 22 mars 1990, alors qu’il dirigeait depuis 1988 la collection « Musique » des Editions Bernard Coutaz.

Source : wikipédia

Une tentative de mise en commun des contributions situées à des échelles d’expression diverses qui viennent enrichir le débat au sujet de la quête et l’affirmation d’une identité commune à des communautés éparses.

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