Et oui, même si je savais m’exprimer en anglais et savais que je saurai me débrouiller chez l’oncle Sam, je ne restais pas moins une bleue[1]. En effet, quand on vient de Toulouse(France) avec à l’époque (2001-02) une seule ligne de métro et qu’on débarque en plein Manhattan avec plus de 3 voies de métro, du monde partout, on fait « euh oui, which way? »[2].
Déjà je ne connaissais pas Paris non plus, donc…
J’avais été invitée par un ami, lors de mon premier voyage. Il vivait et travaillait au New Jersey(NJ), Etat voisin de New York. Le NJ, en lui même n’ayant pas grand attrait, j’avais deux semaines pour visiter NYC[1]. Je débarquai donc un weekend à l’aéroport de Newark, après sept heures de vol et sept heures de décalage par rapport à ma ville d’origine. Crevée. Premier jour : repos. Le lendemain, après m’avoir donné de brèves recommandations, mon ami m’a muni d’un cell phone (comme quoi, on ne sait jamais…). Me voila partie straight 2 to NY Penn
[2].Heureusement, la gare de South orange (NJ) est petite, donc no problem. Je prends mon round trip et trente minutes plus tard, me voila à NY Penn. Je fais l’intelligente et suis la foule qui sort de la station de métro. Je me retrouve au hall d’entrée. Là, bien que tourism kiosque, je m’arme du Manhattan Map: underground way (metro lines) et le plan de Manhattan. Ok. Je prends mon temps, me mets dans un coin, pour éviter d’entraver la course stressante des travailleurs américains, par mes hésitations; j’inspire à fond et hop: up town, downtown, street, avenue, je me plonge dans le plan quadrillé de la cité et recherche le fameux Empire State building où je dois retirer mon pass. Ca y est je l’ai repéré. And, now which way? Me voila hors de la gare et comme selon moi, le meilleur moyen de découvrir une ville is by foot, so let’us walk. Je savais les rues et avenues aussi longues but plus larges qu’en France. Je découvre les buildings high, avec des spots publicitaires partout et surtout des vendeurs de fruits ou de sandwichs en kiosque (comme en Afrique), des sénégalais vendant des lunettes de soleil et autres sur les trottoirs différents de
la France.
J’ai fini par avoir « la fièvre de NYC, Manhattan« . Le premier contact passé, on est séduit par l’architecture particulière des maisons américaines, de tous ces musées style modern art, lorsqu’on les visite, on se dit que la veille chaise de ma grande mère aurait bien sa place ici!, Guggenheim museum, Metropolitan art, très sympa où vous découvrez une bonne partie de l’art européen exposé mais aussi l’histoire égyptienne ou grecque. Dans un musée, c’est une partie de l’histoire qui y est exposée. Mais celui que j’ai préféré est The Naval museum : vous vous croirez dans un navire avec les passerelles à traverser, tribord, bâbord et surtout une bonne partie des appareils d’aviation des USA airforce ayant servi lors des différentes guerres. Je recommande la visite de ce musée à quiconque se rend à New York, pensez à moi quand vous y serrez, ok ? Ainsi que le Circle line, bien sûr.
Une sortie en bateau dans l’East River avec vue de la Statue de la Liberté, symbole du rêve américain, Ellis Island, vue de Round Zero, assez touchant surtout quand l’accompagnateur vous explique qu’il était en pleine sortie touristique quand cela est arrivé. Vous passez le Manhattan et Brooklyn bridge, Mais les States c’est aussi George Clonney et Brad Pitt, que vous pourrez approcher, voire même toucher chez Madame Studeau équivalent du Grévin à Paris.
Mais NY c’est surtout la diversité des peuples de China town, little Italy, Soho la huppée. En passant par Harlem, lorsque vous traversez les rues, vous avez l’impression d’avoir quitter les USA.
Finissons avec NYC en parlant de la mode américaine. Il faut savoir que les américains n’ont pas trop à envier au français réputés très élégants, du moins je parle ici de l’upper class. Les Malls états uniens regorgent de tous mets : hispaniques, asiatiques, américains, italiens. Les magasins de vêtements sont innombrables et gigantesques comme seuls les américains savent le faire. Bref, NYC vous en met plein les yeux.
Il y aurait beaucoup à dire sur cette ville qui séduit, dont on ne se lasse pas, du moins lorsqu’on est en vacances. J’y ai fait depuis 4 séjours: ses possibilités de sorties, l’art musical jazz (Bona est prof ici d’ailleurs) quasiment dans tous les bar- restos en soirée, on peut découvrir l’art étranger également, venez tout simplement faire un crochet à Manhattan! Une anecdote : on a rencontré à Harlem, où on n’était un peu perdu avec mon ami, un ivoirien d’Adjami qui nous a indiqué le chemin à la manière ivoirienne avec nos repères habituels, je me suis crue pendant un moment chez moi, un ivoirien aux states!!
J’ai fini mon séjour par un crochet à Washi[1] en car (un conseil, prenez le train, le Country side est moche). La capitale politique est belle et complètement différente de New York qui est de prime abord too much, alors que Washi fait ville moins stressante plus slow, elle vaut aussi le détour car possède son chic.
Voilà chers amis ma petite découverte d’une partie d’un Etat des USA. Je sais que les africains sont devenus des globe-trotters, ce qui est bien d’ailleurs: les voyages forment la jeunesse!!! Bizz
Clo
[1] Washington
[1] NYC :
New York City
[2] Straight 2 NY Penn « direct pour la station
de Pennsylvanie, New York »
[1] Bleue : debutante, novice, junior.
[2] Dans le langage de Clo, comprenons « euh, quel chemin devrais je prendre ? »