R ABEL ARTE: CONSCIÊNCIA E TRANSIÇÃO est le thème de l’exposition qui s’est ouverte au public du Cap-Vert jusqu’au 27 Novembre 2014 au sein du showroom Design + Artisanat de Mindelo. Le visiteur est happé par la profondeur des œuvres qui racontent l’histoire des Rabelados de l’île de Santiago, symbole de la résistance au colonisateur portugais du premier pays créole de l’histoire.

Image de prévisualisation YouTube Le patriarche: le Cap-Vert est régit par des lois matérielles, mais jamais il ne se développera s’il ne se réapproprie ses valeurs spirituelles et culturelles.

Dès 1941, l’église catholique souhaite imposer sur l’archipel, de nouvelles règles dans les pratiques religieuses en excluant les rituels locaux. Une partie de la population s’y oppose fermement et choisit de fuir dans les montagnes de Santiago pourchassée par l’armée portugaise. C’est la naissance de la communauté des Rabelados, les « rebelles » en portugais. Face à la très forte répression, les Rabelados choisissent un mode de vie en totale autarcie et refuse alors tout symbole de modernisme. Pendant presque cinquante ans, isolés, ils vont vivre uniquement de la pêche et de l’agriculture. La pratique spirituelle et les rites séculaires rythmant leur vie quotidienne.

En 1996, Misa (Maria Isabel Alves), une artiste restée très attachée à sa culture malgré plus de vingt ans passés à l’étranger, décide de revenir à Santiago. Sous son impulsion, la communauté renoue avec l’extérieur et le monde découvre alors l’expression artistique fabuleuse et les pratiques qui ont autrefois fais la richesse de ce peuple: couture, peinture, gravure, céramique. Leurs œuvres prennent ancrage dans l’histoire de la communauté, ses croyances, et expriment une vision du monde défendue au prix du sang et des larmes de leurs ancêtres.

De la peinture à la céramique, en passant par d’autres formes d’expressions, l’exposition révèle comment cette communauté renaît à travers l’art pour contribuer à l’enrichissement du patrimoine culturel du Cap-Vert. En effet, c’est aux Rabelados que Santiago doit sa réputation de l’île la plus africaine de l’archipel à cause de sa musique, sa danse, sa gastronomie ainsi que son habillement.

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Née au Cap-Vert en 1962 à Praia, Misa s’installe en Suisse où elle vit pendant dix-sept ans avant de se rendre en Côte-d'Ivoire où elle rentre à l’école d'art et fonde aussi une famille. Depuis 1996, elle est retournée au Cap-Vert où elle se consacre désormais à la revitalisation culturelle des villages de Porto Madeira et Espinho Branco sur l’île de Santiago, devenue grâce à son dévouement un espace pour l'art contemporain. Elle a créé un programme de résidence pour artistes travaillant  pour la réhabilitation de ce village. Le but du projet c’est de promouvoir un tourisme environnemental par l'art et la culture.

Née au Cap-Vert en 1962 à Praia, Misa s’installe en Suisse où elle vit pendant dix-sept ans avant de se rendre en Côte-d’Ivoire où elle rentre à l’école d’art et fonde aussi une famille.
Depuis 1996, elle est retournée au Cap-Vert où elle se consacre désormais à la revitalisation culturelle des villages de Porto Madeira et Espinho Branco sur l’île de Santiago, devenue grâce à son dévouement un espace pour l’art contemporain. Elle a créé un programme de résidence pour artistes travaillant pour la réhabilitation de ces villages. Le but du projet c’est de promouvoir un tourisme environnemental par l’art et la culture.

Une tentative de mise en commun des contributions situées à des échelles d’expression diverses qui viennent enrichir le débat au sujet de la quête et l’affirmation d’une identité commune à des communautés éparses.

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