Reprise par plus de 700 articles web, radio, tv et presse écrite confondus, l’annonce de la candidature de Youssou Ndour à la prochaine présidentielle au Sénégal fait couler beaucoup d’encre et de salive. C’est que si les uns et les autres lui reconnaissent son talent et son intelligence, sa nouvelle posture ne fait pas l’unanimité. L’artiste de renommée mondiale aujourd’hui à la tète d’un conglomérat médiatique et artistique, semble véritablement nourrir de nouvelles et grandes ambitions. Personne ne sait jusqu’où il ira, mais de toute évidence il a réussi un coup de pub. (Lire la suite…)
Archive de la catégorie ‘Interviews’
Youssou Ndour: au sujet de ma candidature
Vendredi 6 janvier 2012Réactions: à la candidature de Youssou Ndour
Vendredi 6 janvier 2012
Arona Ndoffène Diouf (Enseignant et Leader politique) : « Je pense qu’il faut être sérieux. Vous n’aurez jamais vu un Jay-z qui est un multimillionnaire ou un Michael Jackson qui était plus riche, plus fameux que tout chanteur au monde, osé, un moment déclaré diriger les Etats-Unis. Si aujourd’hui tout un chacun peut se lever et déclarer sa candidature, c’est que le citoyen que nous a bâti le libéralisme n’est pas ce citoyen ancré dans nos valeurs positives, ouvert au développement, au mondialisme, aux réalités du monde. C’est ce qui fait qu’on a un dérapage des mentalités et tout le monde peut se permettre tout. Il y a un déséquilibre total dans le système sénégalais. » (Source: Le Ral)
Alpha Blondy (Artiste) : « Je trouve que c’est une décision courageuse mais dangereuse. Chacun a son expérience personnelle. Faire le saut sur ce terrain dangereux, je trouve que c’est dangereux. Parce qu’on peut être un excellent chanteur, sans être un excellent politicien », a-t-il dit au journal ivoirien L’Intelligent d’Abidjan » (Source: Pressafrik)
Adama Dahico (Artiste, candidat en course de la récente présidentielle en Cote d’ivoire) : « En ma qualité d’artiste africain, de citoyen libre-penseur, je salue et approuve sans réserve sa décision. J’en suis d’autant plus fier qu’en tant qu’artistes, nous sommes constamment en contact avec les populations. Par nos chansons et nos sketches, nous leur faisons comprendre que nous sommes au parfum et partageons leurs difficultés. Il est donc important que des artistes revendiquent des places là où les décisions se prennent, histoire d’apporter leurs contributions à l’amélioration de la situation des populations. La candidature de Youssou Ndour est donc une heureuse nouvelle qu’il convient de prendre au sérieux. (…) Si les politiciens n’entreprennent pas des calculs arithmétiques et kilométriques pour mélanger tout, Youssou Ndour est d’ores et déjà assuré d’être le prochain Président du Sénégal. C’est une hérésie de penser que les politiciens savent tout. Youssou Ndour a beaucoup plus de moyens que moi. Il a une télé, une radio. Et il a la jeunesse sénégalaise avec lui. Il a donc des chances réelles de l’emporter. (Source: Afriquinfos)
Abdoulaye Wade : « Je lui souhaite beaucoup de chance. C’est tout ce que j’ai à dire. » (Source: Abidjannews)
Hommage à Goddy leye : il y a 4 ans!
Mercredi 2 mars 2011
Bonendalè. La convivialité et la bonne humeur qui vous accueillent dans cette région confinée à une bonne distance de la ville de Douala, ne s’oublient pas. Aller à Bonendalè et visiter Art Bakery, l’une des rares initiatives professionnelles pour la promotion de l’art qui subsiste dans le milieu presque contreproductif de l’art camerounais, on a envie d’y revenir et s’abreuver à cet oasis de créativité. Nous avons rencontré le temps d’un entretien, son principal fondateur.
Entretien avec Marion Laval Jeantet
Dimanche 1 mars 2009Ehtnopsychologue, Ecrivain, artiste plasticienne, dont les oeuvres puisent particulièrement dans le rapport mystique ou engagé avec la nature. Elle était de passage au Cameroun dans le cadre d’une expo, nous l’avos rencontré.
Tales:Emma and Stefano meet Bona
Vendredi 22 août 2008
At the occasion of his concert in London the 30th of March, art activist Emma, and bassist Stefano, two fans of Bona, met the cameroonian bassist and vocalist. In this piece, they wanted to share this particular experience with us. Still to come, as a bonus, a great interview of Bona, by Emma & Stefano !
RICHARD BONA at the Jazz Cafe, London, 30 March 2008.
Vendredi 22 août 2008Interview by Stefano Dallaporta and Emma Marcello
When you started your career, and you started working with great musicians, was there a moment when you said to yourself : « Am I ready for this?”?
R.B.: Music is my great passion…that’s what I wanted to do since I was a kid. You need to meet the challenges. I’ve never been afraid….I’ve always been excited of walking on stage and playing with other musicians. I never felt any kind of fear…
Alpha Blondy réagi: « il ne faut pas confondre artiste engagé et artiste mal élevé »
Vendredi 8 août 2008Concert raté de Tiken Jah Fakoly au Cameroun : » l’organisateur n’est pas venu me chercher ».
Vendredi 8 août 2008Entretien avec Bassek ba Kobhio : « L’implication des femmes dans le monde du cinéma pourrait permettre la promotion de certaines valeurs »
Dimanche 29 juin 2008
Le festival Ecrans Noirs 2008 terminé, son promoteur a enfin, quelques instants de répit, occasion de se livrer à la presse qui le guette depuis. Nous avons choisi de vous livrer cet entretien avec une femme, Dorothée Ndoumbè.
Vous êtes donc à la douzième édition avec comme thème « Femmes, cinéma et audiovisuel », qu’est-ce qui a inspiré le choix de ce thème ?
Bassek ba Kobhio : Avant, nous n’avions pas de thèmes par année. Nous avons décidé d’avoir un thème chaque année maintenant, et nous avons choisi le thème « Femmes, cinéma et audiovisuel » parce que nous pensons que l’implication des femmes dans le monde du cinéma pourrait amener une promotion de certaines valeurs que sont la paix, les droits de l’homme, et d’autres qui sont des sujets touchant les femmes car elles constituent une catégorie plus encline à la paix, à la liberté contrairement aux hommes. Alors nous nous sommes dits pourquoi on ne ferait pas un point sur la présence des femmes dans le cinéma ou sur ce qu’il faudrait faire pour que ces femmes soient plus impliquées. C’est ce qui nous à amener à choisir le thème de cette année.
Quelles sont les difficultés rencontrées pour l’organisation d’un festival comme celui-ci ?
Bassek ba Kobhio : Nous avons surtout des difficultés financières. Parce que l’organisation d’une manifestation comme celle-ci demande beaucoup d’argent. Que ce soit au niveau de la production des films ou du festival en lui-même, les grosses difficultés qu’on a sont des difficultés financières. Nous avons beaucoup de facilités au niveau administratif, au niveau des autorisations, au niveau du soutien des états en Afrique. Cependant, le seul véritable problème est souvent de trouver tout l’argent nécessaire pour organiser la manifestation et pour produire les films.
On se rend compte que le cinéma camerounais a du mal à éclore comparativement au cinéma ouest africain, notamment le cinéma nigérian. Que faut-il pour provoquer son émergence ?
Bassek ba Kobhio : Quand vous parlez du Nigeria, ce n’est pas la même chose. C’est de l’audiovisuel nigérian, c’est de la vidéo. Mais c’est très vu, donc c’est important. Les films nigérians ne sont pas chers. Un film nigérian a un budget de trois à quatre millions de francs Cfa. Ça ne fait même pas l’écriture du scénario pour un film camerounais. Cependant, je crois que les Camerounais ont commencé aussi à prendre cette voie-là, afin de développer une production plus régulière. C’est ça qui fait, je crois, qu’on va penser dans les prochaines années qu’il y a beaucoup de films camerounais. Mais est-ce que ce sont des films qui vont vraiment rester, ou résister au temps ? Je n’en suis pas sûr. Donc le problème n’est pas que celui de la quantité de la production, mais aussi et surtout celui de la qualité de cette production. Et sur ce plan-là, je crois que les films camerounais ne peuvent pas avoir honte d’être moins forts que les films nigérians ! Je crois que ce sont des films assez forts mais, malheureusement, il n’y en a pas assez pour le moment, et c’est la grosse différence.
Quel peut être l’élément déclencheur pour l’amélioration non seulement de la qualité mais aussi de la quantité de la production cinématographique camerounaise ?
Bassek ba Kobhio : Que les gens travaillent ! Qu’ils travaillent davantage leurs scénarios, que les comédiens travaillent et qu’il y ait de l’argent ! Parce que le tout n’est pas d’avoir de bonnes idées, il faut avoir de l’argent pour que ces bonnes idées soient mises sur l’écran. Donc, il y a le travail et il y a l’argent encore une fois, ce sont les deux conditions incontournables.
Que faites-vous au niveau des Ecrans Noirs pour l’amélioration de ce cinéma ?
Bassek ba Kobhio : Aux Ecrans Noirs, on ne peut rien faire de précis ! On diffuse les films qui sont faits ! On ne peut pas inventer les films, on ne diffuse que ce qui existe, ce qui est fait. C’est pourquoi j’ai dit qu’en amont, il faut peut-être qu’il y ait une création, une production plus abondante pour que nous ayons plus de choix et que nous présentions les meilleurs produits. Notre travail consiste à faire un choix dans la masse ou dans le petit nombre qui est disponible.
Quelles ont été les innovations aux Ecrans Noirs cette année ?
Bassek ba Kobhio : En dehors de l’instauration du thème, il y a la compétition qui est une grande innovation. Ce n’est pas du tout une affaire facile, c’est très lourd à gérer. Nous l’avons fait et c’est la grande innovation de cette année. Nous avons eu deux jurys. Un jury officiel dont le président, Albert Egbe est un scénariste, dramaturge et comédien de nationalité nigériane ; et un jury du court métrage et du premier film avec comme présidente Fanta Régina Nacro, réalisatrice burkinabé.
Dorothée Ndoumbè pour afrik.com
Entretien avec Mweze Ngangura : » Les chantiers liés au social sont d’une importance cruciale »
Dimanche 29 juin 2008
Le réalisateur congolais Mweze Ngangura, a reçu l’Ecran d’honneur 2008. Jean Marie Mollo Olinga l’a rencontré pour recueillir ses impressions, et surtout parlé de sa prochaine production « Tu n’as rien vu à Kinshasa » qu’il a présenté en exclusivité pendant le festival.
Que signifie pour vous cet Ecran d’honneur ?
En toute simplicité, tout le monde a besoin d’être reconnu dans ce qu’il fait. Je suis dans le cinéma depuis 1970, année où j’en ai pris l’option. Il a conditionné ma vie. Depuis lors, je n’ai plus quitté ce métier. J’ai été enseignant, mais toujours dans le cinéma. J’ai participé à mon premier festival en 1983 avec un court métrage qui avait remporté le prix du Meilleur documentaire au Fespaco. C’était un moment très émouvant pour moi.
C’est un honneur que me fait Ecrans noirs en me décernant un prix, non pas pour un film, mais pour l’ensemble de ma carrière. C’est un couronnement. C’est comme si, quand je prenais l’option, en 1970, de commencer les études cinématographiques, on me disait : tu ne t’es pas trompé. Cela m’encourage à continuer avec encore plus de punch, mais surtout de sérénité, parce que c’est une manière de me dire : tu es reconnu, maintenant, vas-y !
Que sous-entendez-vous par » Tu n’as rien vu à Kinshasa » ?
C’est une paraphrase d’un dialogue du film » Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais. C’est un film qui ne montre pas Kinshasa touristique ou officiel. C’est un Kinshasa underground, qui parle de différentes communautés de marginaux qui se sentent oubliés par l’Etat. Sans doute, pour cette raison, ils recréent leurs propres petits Etats, avec leur président, leur trésorier, leur chargé de la condition féminine, etc. Ils recopient la structuration gouvernementale des Etats. C’est un film très important, étant donné que le Congo, qui a vécu sous la corruption du mobutisme, a connu la guerre et essaye maintenant de relever la tête en entamant la reconstruction nationale. Le film veut donc dire que les chantiers liés au social sont d’une importance cruciale.
Et pourquoi avoir accepté de présenter une copie de travail ?
Quand Bassek m’a demandé de montrer mon film, qui n’est pas encore terminé, j’ai accepté cette idée d’une projection test. Je crois que dans le cadre d’un film documentaire, c’est enrichissant, avant le montage final. C’est pourquoi j’ai fait projeter le film devant un public composé de professionnels et de cinéphiles. J’ai filmé les réactions et les suggestions de ce public. Je vais les analyser, pour montrer aussi comment nous pouvons utiliser un festival.
D’où vient l’idée de ce film ?
J’avais toujours eu envie, au niveau du documentaire, de réaliser un film sur les enfants de la rue à Kinshasa. Un heureux hasard a fait que le ministère congolais des Affaires sociales m’a contacté pour un tel film qui, au départ, ne devait pas excéder 50 minutes. J’ai donc réalisé ce documentaire qui s’intitule » Shégué, les enfants de la jungle urbaine « , Shégué désignant les enfants de la rue à Kinshasa. C’est pendant ce film que j’ai rencontré d’autres catégories sociales de personnes vulnérables qui vivaient en communauté. Et c’est pendant le tournage de » Shégué » qu’est née l’idée de » Tu n’as rien vu à Kinshasa « .
Entretien réalisé par Jean Marie Mollo Olinga
Pour le Quotidien Le Jour








