Dans la foulée, et dans le cadre de ce que l’on appelle à Ngoa-Ekelle « les mercredis des grandes conférences », l’Université de Yaoundé I en son amphi 700 a tenu à rendre mercredi 14 mai, une sorte d’hommage académique au disparu. Celui-là dont nombre d’étudiants du département de
la Littérature négro-africaine ne connaissent que trop bien. Et comme pour donner plus d’épaisseur à ce moment pour le moins important, de » grands profs » ont répondu présent. En plus de Jean Tabi Manga le modérateur, il y avait là le stylisticien Gervais Mendo Zé, la spécialiste des littératures antillaise et caraïbéenne Marcelline Nommo, Mathieu-françois Minyono Nkodo et le philosophe Marcien Towa. Bien avant les communications, le doyen de
la Faculté des arts, lettres et sciences humaines (Falsh), Richard Laurent Omgba aura planté le décor en indiquant que la cérémonie ainsi organisée n’était rien d’autre qu’une « veillée funèbre d’un style particulier pour célébrer la parole éruptive et volcanique » de celui-là qui aura contribué de son vivant « à la prise de conscience des Africains » de leur condition. Bien plus, il a annoncé qu’un colloque international sur la vie et l’œuvre de l’homme de culture aura lieu dans un an. Avant que Dorothy Njeuma, le recteur, ne précise que la dite cérémonie se présentait « sous la forme d’une soirée culturelle ».

















